Défiance vis à vis de la Justice
Autres défiances ...

Le procès d'Outreau a bien mobilisé l'opinion, ...  aura-t-on un Outreau bis pour détourner l'attention publique des questions sociales ? ...
 
Mais si la perplexité du Français moyen devant sa Justice finissait par être due autant par le traitement des "petites" affaires judiciares ( prud'hommes ...) que par les grandes ? !!


Eléments d'orservations :

d'après "Le Monde" du 6 avril 2006, page 3 :
« Leçons anglaises à l'usage de la France »
.. « De ce côté-ci de la Manche, la durée moyenne de traitement d'un contentieux est de dix mois; en Grande-Bretagne, 85% des jugements sont rendus dans les quatre mois.
 En Grande-Bretagne, 40% des dossiers sont réglés par conciliation, contre 9% en France;  5% des affaires donnent lieu à appel, contre 30% en France.
»

d'après "Le Progrès" du 9 avril 2006 , page 4 :
[ citant : André Vallini, président de la commission d'enquête parlementaire sur Outreau ]
« .. Moi, je préfère toujours la pédagogie à la démagogie pour expliquer que la décision juridictionnelle doit être protégée de toute pression, d'autant qu'il existe toujours le recours de l'appel lorsqu'on est mécontent du jugement»   [ ... - ! ... ]
« Il faut mettre à plat tout le système judiciaire et engager de grandes réformes, 
tout en ayant le courage de dire que - comme en matière médicale - le risque zéro n'existera jamais en matière judiciaire, car la Justice est rendue par des hommes »
  [ il n'en reste pas moins que cette Justice reste incompréhensible pour un pourcentage trop important de Français ]
« Si nous ne réussissons pas à marier l'aspiration à une société plus juste avec l'exigence de crédibilité économique, on va vers une forte abstention ou un vote aux extrêmes » ...


[ en prévision : ]
 voir :  témoignages  relatifs aux Prud'hommes français .... :

SSII : Doit-on vraiment légaliser le "prêt illicite de main d'oeuvre" ?

 questions à se poser :

 
  Auto-citation de critiques sur l'ancien "rapport de Virville" :  
 en noir : citations du rapport   /  en bleu : critique, par Don Quichotte

3.4 Renforcer le dialogue entre les acteurs du droit du travail

(p 24)  " les différents acteurs (parlementaires, juges, partenaires sociaux, mais également fonctionnaires spécialisés, avocats et universitaires) devraient se voir donner les moyens d'entrer plus régulièrement en contact les uns avec les autres
[ même s'il faut comprendre acteurs "du droit du travail" =>
cqfd : dans notre "démocratie", les chômeurs, les simples salariés du privé, .. ne comptent pas ... les seuls décideurs sont ceux qui connaissent le moins la vie effective de ceux pour qui ils prétendent intervenir . NB / rappel : les travailleurs sociaux ne peuvent honnêtement prétendre représenter (et non pas être de véritables témoins de ) que moins de 10% de la population active dans le privé. ! ]

. . .
" Un tel dialogue, organisé dans le respect de l'indépendance des juges, faciliterait le travail de ces derniers qui, intervenant à posteriori, se voient impartir la mission délicate et ô combien difficile de combiner les différentes sources de droit et de leur donner une certaine cohérence, avec tous les aléas que comporte un tel exercice"

[ cette citation est une perle ! Elle démontre que, dans les conditions actuelles, l'idée même de protection juridique du travail est une mascarade :
si les spécialistes du droit eux-mêmes ont tant de difficulté à jongler avec le droit, comment peut-on prétendre que "nul n'est censé ignorer la loi"?

D'autant plus que ces spécialistes disposent d'un temps quasiment indéfini pour ce prononcer là où le salarié (plus particulièrement) doit, en plus de son travail, évaluer dans l'instant ce qui se présente à lui comme une question annexe d'un "droit" dont il n'a jamais revendiqué être spécialiste !

Donc, s'il veut savoir comment se comporter honnêtement, il est évident que le salarié non spécialiste de Droit est dans l'impossibilité de travailler chaque fois qu'une question de droit non triviale se présente à lui. Ce qui arrive tous les jours, par exemple, dans les métiers de l'informatique ]


(bas de page 35 )
[bonne nouvelle] "le prêt illicite de main d'œuvre "constitue une infraction pénalement sanctionnée"