Mais ils sont
où ? les linuxiens lyonnais ???
!!!
S'ils ne bougent pas, on ne pourra plus les
reconnaître ! Auraient-ils
tourné casaque en si peu de temps ????
... pourtant, Dieu sait si on était plus
modérés qu'eux dans les attitudes anti-μ-mou
!! - certains adhérents s'en souviennent ! ...
Aujourd'hui, 30 janvier 2007, nous apprenons, entre autres par le gros
titre de la première page de LyonPlus ( numéro
562), que :
"Bill
Gates se branche sur Lyon"
"La Ville de
Lyon et Microsoft vont signer jeudi à Paris un vaste partenariat
dans les technologies numériques "
[...]
page 3 : "Gérard Collomb signe jeudi avec Bill Gates un
projet commun de grande envergure "
[...] "trois axes majeurs : l'innovation
économique, la
démocratisation d'internet et la coopération
internationale". [
ça nous rappelle une lecture racontant comment
le petit
Jean-Jacques jouait, enfant, au chef d'orchestre des nuages : il
observait d'abord le sens de leur déplacement, puis leur
ordonnait d'aller ... dans ce sens qu'il avait
repéré.
Seules les méchantes langues pourraient imaginer
que cette "innovation", cette "démocratisation",
et cette
"coopération" pourraient finir par se contenter de
vouloir
cacher pudiquement le mot tabou d'asservissement ...
Au fait, comment tout cela sera-t-il conjugué avec la
nouvelle
volonté européenne d'adopter des standards
ouverts ? ...
N'aurait-on fait, en France, un procès retentissant
à
Microsoft, que pour mieux l'aider ensuite à contrer les
motivations de ceux qui ont rendu possible cet "Open Source" que
plusieurs Administrations européennes veulent maintenant
adopter
et qui finit même par être reconnu dans un "rapport
sur
l'économie de l'immatériel" ?
Quelle est la stratégie de cohérence nationale
sur ce point "immatériel" capital ?
Y a-t-il quelque part un pilote dans l'avion ?
Quelle est, à Lyon, la définition de
"démocratisation" ? ... ( Un
représentant du
peuple des Lyonnais conclut des accords, en fin de mandat, sans avoir
organisé de débat sur la question, et ensuite,
les
écoles et l'ANPE canaliseront l'orientation
professionnelle
des novices ou flexibilisés qui n'auront jamais eu
l'occasion de
se
prononcer, de façon réfléchie,
sur ce "partenariat" ? ... )
Si un pôle d'excellence-Microsoft se met en place
à
Lyon, les "SSLL" feront encore moins le poids qu'aujourd'hui ! Que vont
devenir tous les pigeons de l'Open Source qui y travaillent ? On va, au
mieux, les recycler Microsoft ? avec quel handicap !!! ...
]
à
suivre !!!
«
L'Encyclopédie peut
aisément s'améliorer; elle peut aussi
aisément se déteriorer. Mais le danger auquel il
faudra principalement obvier, et que nous aurons prévu,
c'est que le soin des éditions subséquentes ne
soit pas abandonné au despotisme d'une
société, d'une compagnie, quelle qu'elle puisse
être.»
Diderot, Encyclopédie ; cité par
Perline et Thierry Noisette dans « La bataille du logiciel
libre / Dix clés pour comprendre » chapitre
: « La fin du monopole de Microsoft ? »
la BML aux mains des Américains ! BML (Bibliothèque
Municipale de Lyon)
contre
"doctrine BNF" ! ...
étiez-vous au
courant ?
( BNF =
Bibliothèque Nationale de France)
nous avons trouvé l'info sur
"Lyon Capitale", semaine du 14 nov. 2006 , page 20
comment les Lyonnais qui
n'achètent (ou
ne lisent) pas régulièrement le 'bon' journal
auront-ils pu
être prévenus de ce qui se tramait ?
pourtant, ça vaut le détour
Pour
sûr, les
citoyens seront bien
informés,
après coup, des projets qu'on leur a
préparés dans le
dos ... pour mieux leur en faire la surprise !
C'est vrai qu'ils ont d'autres chats à fouetter, et que, de
toutes façons, ils
n'y comprendraient rien, n'est-ce pas ?
Alors autant que les Rois de la Démocratie
Représentative concoctent, en petits comités,
les
bonnes spéculations qui vont faire le bonheur des
manants, malgré eux !
( Quand on nous parle de démocratie participative, cela
veut-il donc dire qu'on participera
... en spectateurs
aux réjouissances qui nous sont secrètement
réservées ? )
Un matin, nous allons nous réveiller en
apprenant que 500 000 ouvrages de la bibliothèque
municipale
auront été gratuitement
numérisés pour
nous par un monopole mondial étranger privé ... Alléluia
!
.... [ nous
y
reviendrons ... ( points sur les ' i ')
]
Nota Bene : une
conférence au sujet de l'édition
numérique, avait duré 3
heures,
Place Bellecour,
sans que la question cruciale des formats de
numérisations ne soit au programme (*),
cette 'Conférence' avait omis de parler
d'initiatives citoyennes marquantes comme celle dehttp://fr.wikisource.org
,
ni des possibilités offertes à quiconque de se
faire éditer gratuitement
parwww.lulu.com
...
( ajouté le 8 mars 2007 : voir aussi les éditions
gratuites téléchargeables de : www.framabook.org
)
(*)
Cette
question des
formats et normes liés à la
numérisation
était censée trop technique pour le public.
Tout le monde sait pourtant qu'en la
matière, une information, une réflexion politique
et un débat citoyens sont indispensables, dans la
durée, à une appropriation réelle et
culturelle de
ces édition numériques, privées ou
publiques .
En
dehors de l'isoloir, les
citoyens ne seraient-ils pas concernés par la politique ?
Ceci dit, nous
n'avons aucun intérêt personnel
à faire la promotion de ces adresses Web,
si ce n'est d'essayer, civiquement, de faire prendre conscience du
pouvoir positif potentiel d'une vraie démarche citoyenne
concertée ...
C'est parce que nous savons, par des exemples de ce genre, que des
projets libres peuvent réussir à constituer un
bien commun ,
que nous essayons de proposer quelques idées; mais
nous savons aussi qu'il ne
serait pas réaliste de vouloir les réaliser seul
..
Combien d'autres quidams peuvent taire et gâcher d'autres
idées bien meilleures ?
Ce n'est même pas le cimetière qui le dira, si
personne,
sous
prétexte d'humilité,
n'a la
'prétention'
de faire
entendre ses réflexions ;
( comment
laisser verrouiller
un marché
avant même sa naissance !
... )
d'autre part :
"L'art est long et le temps est court" .... et c'est vrai que
tout le monde préfère spéculer, aller
s'amuser, et
laisser faire les petits lutins !
( sinon, vous savez où trouver notre site ... nous ne sommes
pas
encartés et ne faisons pas de "prosélytisme" -
ce qui ne doit pas être un
prétexte à l'omertà
: "SAPERE AUDE !" ... et
à bon entendeur, salut !
)
.... [ nous y
reviendrons ... ( points sur les ' i ')
]
Vous donnez votre langue au chat
(après
l'avoir bien fouetté) ? : ouinon
ATTENTION ,
il va la manger ! (... votre langue :
française ou pas )
... à plus
... revenez voir
cette page ( il
nous faut imaginer comment formuler les choses avec vous ...
ça ne va
pas être de tout repos ! )
points sur les i :
( Bon, pour
ce premier point la plupart n'auront même pas eu
l'occasion d'attendre ... )
On vous a un peu fait marcher ? Alors
continuons encore un
peu. C'est comme ça qu'on avance !
Imaginez qu'on parle à des vacanciers de préparer
un
voyage. On a fait mettre à gauche ceux qui veulent
aller
à St-Tropez, et à droite ceux qui veulent aller
à
Saint-Jacques de Compostelle. Vous vous trouvez dans le second groupe,
et un petit comité, représentant de ce groupe, a
eu pour
mission de préparer le voyage.
En attendant la date encore lointaine des grandes vacances,
vous rentrez un soir du boulot, en pensant à tout
autre
chose, lorsque vous croisez un ami qui vous dit : -
l'ami : "alors comme ça, veinard, tu vas
prendre l'avion !" -
vous : "l'avion, moi, jamais de la vie !" -l'ami:
" comment ça, tu ne le sais pas ? ton
comité de
vacances est en tractation avec la compagnie Air-de-rien ..."
- vous:
"mais ils ne m'ont pas prévenu !" - l'ami : " cela
aurait
été trop compliqué pour eux :
et de toutes
façons tu avais accepté qu'ils
représentent ton
groupe, non ?" ....
Vous rentrez chez vous bien décidé
à vous
renseigner dès que possible. Le lendemain matin, vous
arrivez
à contacter l'informateur de votre ami, mais il n'en sait
pas
plus - et ne peut pas vous dire à quelle date l'accord avec
Air-de-rien est censé se faire ... A midi, en consultant vos
e-mails, vous tombez sur un mailing émanant de votre
comité de vacances qui vous annonce fièrement que
"ça y est !" il a réussi a
conclure un accord
très avantageux pour vous transporter à moindre
frais et
au plus vite sur les lieux de vos vacances, vous pourrez même
en profiter dès que vous en aurez l'occasion ....
Fin de l'histoire. Vous suivez,
pèlerin ? ( sinon, tant pis ! il
vous faudra attendre le prochain point ... plus direct, promis ! )
à bientôt
.
nous avons trouvé ça : ( ne vous y attardez pas
trop, c'est juste pour montrer qu'il n'est pas immédiat,
pour
quelqu'un de non averti, de décrypter à quoi peut
faire référence, par exemple, une allusion aux
"missions" des bibliothèques ...)
- => comment la
population Lyonnaise a-t-elle été
sensibilisée à ce projet d'appel d'offre pour la
numérisation de la BML ?
... aidez-nous à compléter SVP ...
=> www.education.gouv.fr/syst/igb/publications.htm
Si vous parcourez ces sites, vous vous verrez rappelé ceci :
=> autre 'démission' de l'Etat français ?
( rechercher "PDF" dans cette page Web, ... nous y
reviendrons ! )
..... nous allons maintenant vous parler de ce que nous avons pu voir
dans la Presse :
.... en
rappelant que nous ne sommes enrôlés dans aucune
appartenance politicienne ! ( exemple de rappel simple
qui nous plaît ... )
lu
dans Lyon capitale N° 592 , Semaine
du 14
novembre 2006 , page 20 [sous-titre] «
.. Lyon pourrait faire financer à hauteur de
60 millions
d'euros la numérisation de 500 000 ouvrages de sa
bibliothèque municipale par une
société commerciale de type Google ou Yahoo. S'agit-il
d'une opportunité stratégique ou d'un
pacte diabolique ? »
(
Note perso : entre la "plutonomie" et les "pactes
diaboliques" on va avoir l'impression de voir jouer Faust en live !
;- )
[citation des
citations faites par ce journal (c'est nous qui
y ajoutons les soulignés ) ]
« Après le
patrimoine Grolée, les fonds de la bibliothèque
vendus aux Américains, ça pose une vraie question politique
! » Etienne
Tête, adjoint aux marchés publics
« Nous pouvons faire
l'économie de 60 millions d'euros et obtenir, en
moins de dix ans, la constitution d'une bibliothèque de Lyon
virtuelle. Que
demande le peuple ! » Patrice
Béghain, adjoint à la culture et
au patrimoine
lu dans "Le
Progrès" du Mardi
21 novembre 2006 ,
page 13 : ( Nota
Bene : nous
préférerions ne pas laisser de trous, mais il
faut bien
que vous achetiez ces journaux pour vérifier ;-)
[sous-titre] «
..Les conseillers municipaux sont d'accord sur le principe : 500 000
ouvrages en passe d'être numérisés et
mis en ligne. L'appel d'offres est lancé. [...]
»
« [...] ...
c'est à
l'unanimité ou presque -
seuls les communistes se sont abstenus par souci, notamment, de ne pas
réduire "la diversité culturelle au seul regard
anglo-saxon" - que les conseillers municipaux ont voté le
principe de la numérisation du fonds ancien de la
bibliothèque municipale de Lyon. Soit la bagatelle de 500
000
ouvrages antérieurs au XXe siècle.
Opération d'un
montant de 60 millions d'euros pris en charge par l'opérateur
qui, en échange, pourra
exploiter
commercialement ce fonds pendant 25 ans. Même si
la bibliothèque lyonnaise,
bénéficiaire d'une copie
de chaque ouvrage, pourra également le prêter mais à des
fins privées ou de recherche. [...] ...
alors que plusieurs autres orateurs ont regretté qu'une voie
européenne ne soit pas privilégiée
plutôt
que d'ouvrir la porte à des opérateurs pour la
plupart
américains [...]
"Certes, a répondu Gérard Collomb, mais pour le moment l'Europe
n'est pas prête. Il ne faut pas tarder
pour sauter dans la modernité ".
»
Le lecteur moyen se pose-t-il les mêmes
questions que nous ? ...
remarque
gratuite (il faut bien
la caser quelque part) citation d'une
citation de "20 Minutes", du 22.11.2006 , page 3 :
« "C'est dit"
" Nous
nous
battrons pour faire le bonheur des Lyonnais malgré eux " Michel Thiollière(hier dans Lyon
Capitale) »
"Lyon Capitale" (semaine du 14 11 06, page 20)
cite cette
répartie de l'adjoint à la culture (Monsieur
Patrice
Béghain) :
«
Nous avons
pour mission de
diffuser nos fonds patrimoniaux le plus largement possible. Cela passe
aujourd'hui par Internet, et donc la numérisation de ces
ouvrages. Si nous les numérisons nous-mêmes, cela
prendra
cinquante ans ! Avec cet appel d'offres, nous pouvons faire
l'économie de 60 millions et obtenir, en moins de dix ans,
la
constitution d'une bibliothèque de Lyon virtuelle. Que
demande
le peuple ! »
...
« Insister sur le fait que le prestataire n'a aucun
droit
sur les documents numérisés
»
...
(
Désolés de notre confusion si nous nous
égarons, mais si on nous laisse deviner ... ) Dans
ce cas, il faut croire que tout le monde ne lit pas les
choses de la même façon !
Nous ne savons toujours pas où et quand le peuple de Lyon a
exprimé officiellement une demande de diffuser le contenu de
son
patrimoine imprimé au monde entier ! (
Quand bien
même ce serait le cas, où et quand aurait-il
décidé, ce peuple, d'en faire une priorité
par
rapport à la diffusion dans notre propre ville de Lyon
? )
Ok pour cet "Article
18" de la charte :
«
L'Etat
entretient à l'étranger un réseau de
bibliothèques qui contribuent à la
présence et au
rayonnement de la culture française. Ainsi, tout établissement
culturel français à l'étranger
doit entretenir un service de bibliothèque
destiné non
seulement à la communauté des français
résidant à l'étranger mais aussi au
public du
pays
concerné.
»
... mais, à supposer que le peuple ait demandé
d'appliquer plus
particulièrement cet "article 18" de cette
charte, le comprenons-nous de la même façon que "les
conseillers municipaux, d'accord sur le principe" de
l'appel d'offre en
question ?
Mais il serait dommage de
trop isoler cet 'Article 18' de son
contexte !
Faut-il que nous détaillons ce que nous voyons dans les
autres
articles ? .... (
à plus si vous y tenez )
Notamment, il faudra bien que nous revenions sur cet "Article 15" :
«
L'Etat
rassemble et complète les études techniques
utiles au bon
fonctionnement des bibliothèques et à leur
coopération. Il initie les
programmes de recherche fondamentale nécessaires
[...] A cette fin,
l'Etat, en
accord avec les organismes compétents, assure
le fonctionnement de services administratifs et techniques ou de
bibliothèques pilotes.
» ...
Autres points d'interrogation : où ? quand ?
par qui
?
comment ? a-t-il été établi que la
numérisation envisagée coûterait "60
millions" ?
... avec quels
présupposés, et dans
quelles
conditions ? Ces précisions ne seraient-elles pas
susceptibles d'intéresser le peuple ?
Mêmes question concernant l'évaluation des "50
ans"
nécessaires à l'opération ! De
même que
recouvrent ces "moins de dix ans" ?
Autre détail : pourquoi lier nécessairement ( cf le 'donc' )
la numérisation à l'usage d'Internet
... ( faudra-t-il
préciser ? nous y
viendrons ...)
Enfin, à qui appartiendra cette
bibliothèque de
Lyon 'virtuelle' ? Cela nous semble ambigu ! ...
( 60 millions pour
une bibliothèque 'virtuelle' !!!
-
ce jeu
de mot est là pour dédramatiser, rassurez-vous !
;-)
______________________
Notons encore, dans Lyon Capitale du 14 novembre
2006, page
20
(vous pouvez vérifier), cette citation de Patrice
Béghain
:
« Les grandes sociétés
internationales
ne seront
intéressés à numériser les
fonds que d'une
seule bibliothèque française et il faut que ce
soit celle
de Lyon ! »
.... et la journaliste de conclure son article par :
« Si l'appel d'offres est voté au prochain conseil
municipal, la course, très concurrentielle, à la
numérisation des bibliothèques
françaises et
européennes passera à la vitesse
supérieure.
»
nous venons de citer un "article 15" de la charte des
bibliothèques :
" ... l'Etat, en
accord avec les organismes compétents, ...
"
Qui ou quoi nous oblige donc
à la
"dictature du
court terme" ???
Ne peut-on vraiment pas imaginer d'autres approches ? Et en tous cas,
ne peut-on pas
clarifier les objectifs; au minimum sensibiliser
la population
à
aborder de façon mature les questions envisagées
?
Pactiser avec les plus puissants acteurs mondiaux (selon Etienne
Tête : «... aujourd'hui, les seuls
à pouvoir
répondre, c'est Google » )
pour devenir dépendants
(au sens anglais :
addict !) des solutions toutes faites qu'on veut offrir
aux
populations ! Est-ce vraiment responsable à long
terme ?
( Le temps du citoyen n'a pas les mêmes
contraintes que
celui du politicien, c'est pourtant le premier qui doit primer ! )
Quant à voir écrit : "Cela permettrait
enfin de
commencer à contre-balancer l'écrasante
domination de la
culture et de la langue anglo-américaine sur le web"
!
... cela nous incite franchement à sortir de notre
réserve ! Enfin, où sont les
naïfs ? !!
Pourquoi un vrai
débat ne peut-il pas avoir lieu ? !!!
Pourquoi cette démission
qui fait
dire aux décideurs : "l'Europe n'est pas prête"
?
Est-ce une fatalité ? Qui pourrait, et doit prendre un jour
la
décision de faire en sorte que l'Europe puisse
être
prête ?
Il est certain,
par contre, que si, sous le prétexte qu'on ne s'est pas
préparé à le faire soi-même,
on lance un
appel d'offre pour numériser une bibliothèque,
l'Europe,
(dont on fait partie tout de même !), ne sera jamais
prête !
( N.B.- petite digression ? - : c'est exactement la
même
absence de raisonnement et de sens des responsabilités qui
fait
que les employeurs français ne savent pas exploiter les
talents
des français qu'ils découragent et envoient
paître
à l'étranger. Comment se fait-il que leurs
homologues
étrangers, par contre, s'empressent dit-on de faire l'effort
d'adapter à leurs besoins cette manne de ressources humaines
? Pendant que les responsables français
s'interrogent sur 'la
fuite des
cerveaux' et cherchent à la compenser par des
bourses d'études aux étrangers, personne, en
France ne
veut voir que lorsqu'une
phase d'adaptation est indispensable ... il
faut bien la débuter un jour !
A force de ne voir la
rentabilité qu'au bout de son nez, d'expédient en
expédient, on repousse, on élude, on attend, on
oublie
... Les chômeurs et leurs problèmes, on les décrète
inadaptés,
d'ailleurs ne deviennent-ils pas, de plus en plus, ces
fainéants, chômeurs de longue durée,
...
puis radiés de l'ASS, puis ... pchittt !
)
Ceux qui ont cru que la priorité était
à l'emploi
durable, à une prospective
responsable quant aux connaissances et savoirs utiles
à
notre industrie, ou, en tout cas à
l'employabilité de
demain, se
sont-ils trompés ? Les
bienfaits, pour la
population Lyonnaise, d'une numérisation de sa
bibliothèque aux mains d'un puissant monopole
étranger
sont-ils d'un intérêt tel que le débat
sur
l'acquisition locale de
compétences en la
matière
soit devenu une urgence tout à fait secondaire ? ...
Les
formats "fermés" dans l'administration française
( exemple "PDF" de Adobe )
autre 'démission'
de l'Etat français ?
Si vous demandez à un responsable d'Editions universitaires
pourquoi la France se permet d'utiliser un format
propriétaire étranger (PDF) pour diffuser et
rendre accessibles les publications des thésards ou des
chercheurs français, il vous répondra en
substance:
- que cette question est trop technique pour le peuple
- qu'aujourd'hui
ce format est utilisé dans le monde entier, et que de
façon pragmatique, c'est actuellement le meilleur vecteur
de diffusion possible
- que techniquement (et sans doute économiquement)
aujourd'hui , on n'a pas les moyens de faire autrement ...
Mais si vous lui dites que l'humble citoyen que vos êtes n'a
jamais eu vent d'une quelconque volonté
politique, ne serait-ce que pour
admettre qu'il serait souhaitable que
la France ou l'Europe envisage de
concevoir ou d'adopter son propre format ...
il semblera tout à fait incrédule devant tant de
naïveté ...
Pourtant, qui s'intéresse tant soit peu
à la question ne peut ignorer le combat MONDIAL que
mènent, partout, un nombre incalculable de partisans des
'formats ouverts' !
( demandez à votre petit neveu de 10
ans de vous chercher sur Internet : "formats ouverts" ...
Résultats 1
- 10 sur un total
d'environ 386 000 pour "formats
ouverts". (0,08 secondes)
)
Alors réitérons ici la question :
" Pourquoi nos chercheurs français n'ont-ils pas
élaboré et mis en place, pour leurs propres
besoins autant que pour ceux du pays, un format dont la France soit
propriétaire ? ( format Ouvert au
moins en
France et aux Français ... ) "
la réponse de nos responsables risque bien d'être
encore une fois du genre :
" pour le
moment l'Europe
n'est pas prête. Il ne faut pas tarder
pour sauter dans la modernité " !!
«
Je
dois créer un Système
Ou accepter l'esclavage dans celui d'un autre »
William Blake: poème de
Jérusalem
insistons
lourdement, en rappelant :
l'Article
15 de
la charte
du 7 nov. 1991
du CSB :
«
L'Etat
rassemble et complète les études techniques
utiles au bon
fonctionnement des bibliothèques et à leur
coopération. Il initie les
programmes de recherche fondamentale nécessaires
[...] A cette fin,
l'Etat, en
accord avec les organismes compétents, assure
le fonctionnement de services administratifs et techniques ou de
bibliothèques pilotes.
»
...
la
"CONSTITUTION du 27 octobre 1946" : «
Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les
caractères d'un service public national ou d'un monopole de
fait, doit devenir la propriété de la
collectivité. »
Là où se
télescopent et se contrarient :
- espoirs réalistes d'un espace culturel et de
créativité concertée,
caressés par de
petits citoyens, et
- options dirigistes ce ceux qui veulent faire le bonheur du peuple
malgré lui.
de petites idées sans prétentions ne
nous
semblaient pas mériter d'être amenées
trop
tôt dans ce débat, mais, à la
réflexion, il
faut bien laisser entrevoir quelles alternatives pourraient
être
envisageables à ce qui est calculé à
notre place.
( Toujours dans l'idée que, si de simples quidams peuvent
suggérer de petites idées, il serait
logique de
s'attendre à ce que les grands spécialistes et
les grands
responsables sachent affiner, argumenter et valoriser les alternatives
les plus pertinentes exprimées directement par ceux qui en
manifestent le désir ... Oser proposer une idée
de ce
genre sera vu, on l'espère, moins comme une
prétention,
que comme une incitation, auprès d'un maximum de
créateurs de toutes conditions, à en faire autant
!
)
voir :
...
ceux qui n'avaient pas eu l'occasion de s'attarder sur la question ont
maintenant eu le temps de réfléchir, de
s'informer et de comprendre :
un ENJEU ECONOMIQUE stratégique majeur
est caché derrière cette histoire de
numérisation gratuite ! (
tant pis pour ceux qui n'ont pas été avertis
à temps pour trouver d'eux-mêmes, ce qui
eût été plus profitable ... Mais
l'enjeu ne permet pas que nous traînions davantage ... et
ceux qui lisent ceci ont donné leur langue au chat de toutes
façon.
Voyons donc maintenant ce point capital, avant d'aller plus
loin ... )
A) Encore une digression, essentielle pour bien voir le point
capital qui va suivre :
réenvisageons ce que peuvent bien
être les motivations
fondamentales qui poussent à la
numérisation des écrits :
on ne reviendra pas sur
l'accroissement des conforts et sur les bienfaits
escomptés ( conservation des
données, accessibilité, rapidité
d'échange quasi-instantanée, souplesse
de présentation et d'organisation des oeuvres .... )
Mais il existe un autre ordre de
motivation, bien moins débattu, quoique peut-être
bien plus important :
l'évitement de
désagréments ... ou de désastre
!
Pour comprendre, jetez simplement un coup d'oeil aux liens suivants :
ENCORE
UNE
' VÉRITÉ
QUI DÉRANGE ' ! ! ! http://terresacree.org/deforestation3.htm
(
"140 000 km2 de forêts sont détruits chaque
année,
soit à peu près la superficie de la
Grèce" )
http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/ http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/frontoffice/2006/04/document.xsp..
( actions en faveur du papier recyclé ? ... papier
recyclé : est-ce suffisant ? !! ) (
... " 183 Kg de papier/carton par Français et par an" ... )
( vous pouvez aussi chercher par vous-mêmes les
prévisions faites par les spécialistes pour la
consommation mondiale de bois et de pâte-à-papier
dans quelques décennies si la consommation de papier
(recyclé ou pas) poursuit son rythme actuel ! ...
en résumé : l'ensemble des
forêts de la
planète n'y suffirait pas !
)
B ) Vous n'êtes pas de ces sous-informés qui n'ont
jamais
entendu parler du "livre électronique", dit encore "e-book"
ou
"livre bibliothèque" ou "livre nomade" ou
"bibliothèque
nomade" ou "livrel" ou "lyber" ou "libertel" ...
ce "support nomade permettant de
télécharger et de lire le livre
numérique",
qui "change profondément notre rapport au texte "
...
voir : http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/pdf/bbf-2006-4/bbf-2006-04-0038-006.pdf
ou encore www.educnet.education.fr/dossier/livrelec/
Mais il n'est pas tout à fait improbable que vous
ne vous
soyez laissé(e) convaincre, par le lobby des
éditeurs
classiques, de ce que cette nouvelle technologie aurait fait long feu !
... C'est de bonne guerre, il est rarissime qu'on aime voir
son
pouvoir remis en question par une nouvelle donne : les
éditeurs
ont fait toute une campagne pour défendre le livre papier,
cela
va de soi.
Toutefois, la bataille qu'ils ont voulu mener est-elle
définitivement gagnée ? Et pire, dans leur propre
intérêt, ont-il eu raison de la mener ? (
à moins
que ce ne soit que pour 'gagner' du temps ? -stratégie
au demeurant égoïste !
)
Echec du livre électronique ? :
Il faut donc savoir que de nouvelles technologies, plus
adaptées et plus attrayantes sont déjà
au point,
( et, paraît-il, commencent même
à être
commercialisées ) : une nouvelle
génération de "livres électroniques",
avec
page-écran(s) souple(s), sur lesquelles on pourra
enregistrer
des notes ... va bientôt inonder le marché , nous
en
sommes convaincus !
( un nouveau concept d'encre
électronique est aussi entré en jeu
...)
( rappelez-vous la montée progressive des grands
écrans
plats : même si la cherté décourage
dans un premier
temps l'acheteur, en électronique, ce qui est
déterminant, bien avant le coût de production et
la
technique, c'est la masse des consommateurs potentiels ... qui fait
chuter le prix d'achat, et exploser les profits des industriels et
investisseurs bons stratèges ! )
Renseignez-vous vous-mêmes sur ce qui se
prépare ... ( cet
exemple n'est peut-être pas le plus pertinent : http://www.elores.com/memoire/2B.php ... http://www.lefigaro.fr/high-tech/20061101.F16000000018-la-renaissance-du-livre-electronique.html
)
L'échec du livre
électronique, décrété
aujourd'hui par les
éditeurs classiques, est peut-être une
réalité événementielle -
mais
certainement pas une fatalité structurelle ! Bien
au contraire, nous
sommes convaincus que la digression menée ci-dessus ( en A)
) vous aura montré pourquoi nous pensons que, de
gré
ou de force, il faudra bien se résoudre à "sauter dans la
modernité" , mais cette fois sans se tromper de
cible : celle du "livre électronique" et des services
afférents !
C ) Revenons maintenant à nos moutons !
Quel
rapport ont les deux paragraphes ci-dessus avec la
numérisation
de la BML ?
Eh bien, rien de moins que la mise en place de
l'industrie et du
marché mondial du livre électronique,
combinée
à la
mise en place de services de distribution de documents
numériques !
En effet, ce qui dissuade aujourd'hui les clients potentiels, outre le
fait d'une technologie naissante, et du prix d'achat
élevé des premiers produits (ou prototypes),
c'est
l'insuffisance de l'offre en matière de
bibliothèques
d'ouvrages numérisés !
Nos représentants
lyonnais veulent donc offrir
l'exclusivité de ce marché, sur un plateau, au
premier
concurrent de poids (étranger pour bien faire) qui se
présentera,
avant même de savoir si nos compatriotes (ou nos services
publics) ne seraient pas en mesure de se positionner sur ce
marché naissant
!
( pour une fois qu'on aurait eu l'occasion de
démarrer presque
sur un pied d'égalité avec les concurrents qui
nous devancent habituellement ! :-(( )
Conclusion
(de ce point, de la liste des "points sir les i " )
:
Voici donc probablement une histoire d'arroseur arrosé qui
s'annonce.
La stratégie de la 'dictature douce', c'est faire en sorte
que vos semblables vous demandent d'eux-mêmes de les conduire
là où vous vouliez les
entraîner. Mais les entraîneurs ne sont
pas eux-mêmes à l'abri de se faire
entraîner : " à bon chat, bon rat ! ".
Les uns veulent faire le bonheur du peuple malgré
lui, (
lui faire avaler une culture française qu'il ne sait pas
suffisamment aller découvrir par lui-même
); les
autres, qui se chargent du travail ingrat de ces autistes de
techniciens et de ces méchants de capitalistes
snobés par les producteurs de 'vraie' Culture, se font
attribuer
l'exclusivité de l'empire marchand qu'ils convoitent !
( En attendant, que les chômeurs lyonnais
s'appliquent
bien, pendant les heures ouvrables, à ne rien faire
d'autre
que de rédiger des CV et des lettres de candidatures !
Qu'ils s'amusent à chanter et qu'ils apprennent
à danser
le reste du temps, puisque la technologie ou la science sont soit trop
asociale, soit trop compliquée pour eux ! (
La culture lyonnaise, 'juvénilisation' oblige, ne doit pas
s'attarder aux rigueurs étriquées des sciences et
techniques ! ) Ils en auront bien besoin car,
quand ils
voudront numériser le film de leurs galères bien
orchestrées, les asociales fourmis industrieuses leur diront
: "
Hé bien, dansez maintenant ! " .
Laissons à d'autres la
numérisation de
la BML, nous avons un vocation culturelle de bien plus haut niveau
à Lyon ! ... : voir 'info' récente
... nous sommes loin d'en avoir fini - mais
encore une
pause - pour
attendre vos réactions !
... à plus ? ...